Des états de conscience à la translation des formes de gouvernement : causes d’instabilité sociopolitique et le devenir d’une conscience ci-toyenne au Congo
Mots-clés :
conscience tribale, conscience nationale, gouvernance de l’Etat, démocratie, philosophie.Résumé
M’appuyant sur la critique platonicienne des formes de gouverne-ment, je tenterai de montrer, par le biais de l’analogie et l’herméneutique, que, en tant qu’un art de gestion des affaires privées ou publiques, qui repose plus sur la connaissance que sur l’habileté, la gouvernance de l’Etat en Afrique, en général, et au Congo, en particulier, se trouve vicié, à la fois par la « conscience tribale » ou ethnique », et par la survivance du pacte colo-nial. Ces différents obstacles freinent l’élan vers la conscience nationale ou citoyenne, autrement dit vers la libération véritable ou la liberté. Ce que nous tenterons de comprendre, non seulement à travers la critique platonicienne des formes de gouvernement, mais aussi à partir de la relation que Platon établit entre la philosophie et la politique. Car, si la politique présuppose la bonne gouvernance et la justice sociale, mais la philosophie est le seul pro-cédé éducatif à partir duquel l’homme peut réellement s’élever à la contem-plation des Essences et intérioriser ce que c’est que le bonheur social. Pour ce faire, notre réflexion s’organise autour de trois moments : « De l’institu-tion des tribus et de l’Etat colonial aux partis politiques au Congo » ; « De la conscience tribale comme fondement de l’acte de la gouvernance au Congo » et « De la démocratie et l’horizon de la citoyenneté au Congo ».